Le premier souffle nous l'avons poussé ensemble et le dernier, je le pousserai pour toi.

Bonjour toi qui passe par ici, oui, comme tu peux le voir c'est une fiction ^-^ ! Je n'en dis pas plus, libre à toi de la découvrir. Sans plus tarder, je t'invite à la lire !

____________________________

Le petit garçon cachait ses yeux de ses mains, laissant quelques espaces entre ses doigts pour percevoir les images horribles qui défilaient sous son regard.

<< Tu veux du popcorn Tommi ? demanda son jumeau tout sourire.
- Billou, ferme la télévision, j'ai peur !
- Mais tu manques la meilleure partie, regarde ! répondit le môme de six ans. >>

Tom n'osait pas enlever ses mains, il se sentait protégé sous son voile de chair. Quelle idée d'avoir voulu écouter ce film dans la pénombre du sous-sol ! Qu'est-ce que l'on ne ferait pas à cet âge pour une poignée de bonbons ?

<< Je t'aide, tu vois ? dit Bill en retirant doucement l'une des mains de son frère. Mais ne ferme pas ton oeil voyons ! Allez, le pire est passé ! >>

Bill vit son double entrouvrir son oeil et l'effroi passa dans celui-ci. La main du petit Tom se resserra sur celle de son frère, lui donnant un peu d'assurance.

<< Ne la lâche surtout pas, supplia Tom.
- Promis Mi.
- Les garçons, montez, c'est l'heure du bain ! >>

Simone les appellait du haut de l'escalier, Bill fut déçu de rater la fin du long métrage alors que son jumeau poussait un soupir de soulagement. Quatre à quatre, ils montèrent les escaliers côte à côte, une habitude qu'ils ont prise pour faire en sorte qu'aucun des deux ne se blesse.

Flash back

<< Attention Bi ! cria Tom.
- Aaahhh ! >>

On entendit quelques sons inquiétants, puis un bruit sourd.

Ellipse

<< Mais Monsieur, moi aussi je veux un plâtre !
- Tommi chéri, ton frère en a besoin s'il veut que sa jambe guérisse, pas toi, lui expliqua sa mère.
- Mais je suis sensé être pareil comme lui, han Billou ? >>

Les jumeaux passèrent un hiver à l'intérieur, Bill dans le plâtre, Tom la jambe enrubannée dans du papier toilette, touts contents de se gaver de chocolat chaud et de guimauves.


Fin du flash back

<< Maman maman ! Je veux être un vampire, comme dans la télévision ! s'exclama Bill, tout impressionné.
- Ah oui et pourquoi ? questionna Simone.
- C'est un secret, y'a que les vampires qui ont le droit de le connaître ! >>

Tom, encore bouleversé monta l'autre escalier menant au deuxième étage et rejoignit son père qui faisait déjà couler la baignoire.

<< Eh bah, qu'est-ce qui se passe mon grand ? interrogea Jörg. >>

L'enfant fondit en larmes dans les bras de son père, qui lui caressait le dos tendrement.

<< Qu'est-ce qu'il a Tommi ? >>

Le petit garçon était monté silencieusement et observait à présent la scène avec de grands yeux ronds.

<< Pleure pas Mi, t'as été courageux d'écouter la vidéo. Après le bain on mangera tes friandises d'accord ? proposa le plus jeune des deux frères. >>

Tom cessa immédiatement de pleurer, se dégagea de l'étreinte de son père et fit un gros sourire suite à la proposition alléchante de son complice. Jörg fit monter Tom et ensuite Bill dans la baignoire, qu'ils n'arrivaient pas à atteindre due à leur petite taille, et s'en alla laissant la porte entrouverte pour les surveiller.

<< Dis Mi, comment on appelle ce machin ? tout en pointant l'entre-jambe de son frère.
- Je sais pas, tu veux l'appeller comment le mien ?
- Hmm...Jumbi ! répondit-il. Et le mien, on le nomme comment ?
- Popol, sans hésitation !
- Pourquoi donc ? questionna Tom, intrigué.
- C'est le nom du ver dans l'histoire que maman nous lit !
- Ahhh...Bill, je peux toucher à Jumbi ?
- Si tu veux. >>

La minuscule main de Tom s'approchait de la chose en question quand Simone retontit.

<< Tommi ! Mais que fais-tu ?
- Je veux toucher Jumbi ! lui répondit le jeune en question.
- Mais tu ne peux pas, on ne touche pas au pénis d'un autre garçon, surtout pas celui de ton frère !
- Mais pourquoi maman, est-ce que c'est mal ? interrogea Tom, la mine fautive.
- Disons qu'il ne faut pas toucher aux affaires des autres, allez hop, on sort ! >>

Simone aida ses fils à sortir du bain et chacun s'emmitoufla dans sa serviette respective.

<< Viens Bi, on va manger mes bonbons !
- D'accord ! s'exclama celui-ci. >>

Les frères firent halte dans leur chambre, enfilèrent un pyjama et descendirent les escaliers en courant, mais toujours côte à côte. Ils s'installèrent devant le foyer, se jetant presque sur le sac en papier brun.

<< Oh là le sucre avant d'aller dormir ! fit remarquer Jörg.
- Oh papa, s'iiiiil-teeeee-plaaaaaaîîîîîîît !
- Rooo d'accord, mais juste parce que c'est le weekend ! Surtout, ne le dites pas à votre mère ! >>

Les garçons, la bouche déjà pleine de sucreries, remercièrent leur père et continuèrent à se gaver.

<< Toi Mi, tu prends le gummibear vert et moi le rouge.
- Pourquoi ? demanda Tom.
- Parce que les vampires comme moi aiment le sang et rouge en est la couleur et toi le vert parce que t'es trop joli dans ton pyjama vert, voilà ! lui répondit-il, tout sourire.
- Hey ho les petits vampires ! rigola Simone. C'est l'heure de dormir...mais qui vous a permis de manger du sucre à cette heure-ci ?!
- C'EST PAAAPAAA ! s'écrièrent en choeur les jumeaux.
- Une chance que je vous ai dit de vous taire han ? >>

Bill et Tom souhaitèrent bonne nuit à leurs parents et montèrent dans leur chambre. Bill prit place sur le lit de gauche et Tom, sur le lit de droite. À peine le cadet fut-il couché qu'il bailla à s'en décrocher la mâchoire.

<< Rooo, j'suis trop fatigué moi, bonne nuit Mi.
- Bonne nuit Bi, répondit Tom encore très éveillé mais surtout très apeuré. >>

Ellipse

Bill sentit une petite main se poser sur son ventre et un souffle rapide et saccadé dans sa nuque ne tarda pas à se faire sentir.

<< Bi, j'ai peur... >>

Le garçon en question se retourna face à son relfet humain et passa son bras autour de son cou, le rapprochant ainsi de lui.

<< Ne t'inquiètes pas Toma, je suis là. N'oublies pas que je suis un gentil vampire là pour te protéger.
- Ça signifie que j'en suis un moi aussi ? interrogea innocemment l'aîné.
- Mais oui, quelle question idiote ! T'es mon jumeau Tommi !
- Mais alors, tu peux me dire le secret des vampires ?
- Mais bien sûr... >>

Du côté de Jörg et Simone

<< Aaah, ils grandissent si vite ! Leurs personnalités se distinguent de plus en plus, soupira Jörg. >>

Il resserra ses bras autour de sa femme et lui vola un doux baiser.

<< Pourtant, pour moi ils resteront à jamais la même personne, répliqua Simone. >>

Flash back

L'accouchement se déroulait à merveille, Simone est en train d'accoucher de jumeaux à l'âge de vingt ans. Jörg, le père des enfants, tient sa main et l'incite à respirer et à pousser.

<< Pousse ma chérie, respire, oh mon Dieu, oh mon D-i-e-u !
- Monsieur, calmez-vous, on ne fait que vérifier l'ouverture du col...>>

Ellipse

<< Je vois la tête du premier bébé, poussez mademoiselle, poussez ! cria le médecin.
- JE POUSSE PUTAIN DE MERDE, AHHH !!!
- Le rythme cardiaque est en chute libre ! s'exclama l'infirmière.
- Le cordon est autour du cou ! Vite, la ventouse ! >>

Simone vit le docteur poser ce drôle de machin sur la tête de sa progéniture, les yeux remplis de larmes, la panique s'empara du couple. Les minutes passaient, huit exactement.

<< Le bébé est sortit, le coeur émet des pulsations trop faibles, on va le perdre ! gueula le médecin. >>

Il coucha le bébé et effectua des massages cardiaques appropriés pendant que l'infirmière s'occupait de faire naître le deuxième enfant.

<< Ça ne s'améliore pas, on va réellement le perdre...
- MON BÉBÉ ! hurla Simone, prise par le désespoir.
- Naissance du deuxième jumeau monozygote à quinze heure treize, annonça l'infirmière.
- L'autre ne respire plus...je suis désolé, toutes mes condoléances, finit par dire le médecin.
- Décès du premier jumeau monozygote à quinze heure treize, ajouta l'infirmière.
- Non, c'est impossible... sanglota Simone. >>

L'infirmière tendit la petite bouille encore en vie au docteur, qu'il allongea à côté de son frère. Lorsque celui-ci toucha au bébé, il se mit à hurler à pleins poumons. Tout à coup, le premier nouveau-né se mit à hurler à son tour, ils hurlaient à l'unisson dans ce grand cri en l'honneur de la vie.

<< Mon Dieu Seigneur...jamais en dix ans de carrière je n'ai vu une chose pareille...
- C'est un miracle, sanglota de plus bel Simone.
- Merci mon Dieu ! s'exclama Jörg, jusqu'ici totalement muet face à la situation. >>


Fin du flash back

Le regard dans les vappes, Simone ajouta à son mari :

<< Peu importe comment ils évolueront, l'un ne pourra jamais vivre sans l'autre, et ce à jamais. >>

Du côté de Tom et Bill

<< Le secret est que je veux vivre éternellement jeune avec toi, tranquilles dans la nuit, rien que toi et moi... avoua timidement Bill.
- Moi aussi Billou, jamais nos chemins ne se sépareront, je t'aime mon jumeau... >>

Bill déposa le baiser le plus délicat qu'il put dans le cou de son confident et lui murmura à l'oreille :

<< Je t'aime Mi, et je te promets que c'est pour toujours. >>

Ils s'endormirent enlacés l'un contre l'autre et plus aucun monstre ne vint troubler leur sommeil.


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Toma : Mot hébreu signifiant jumeau.

Alors ? Toutes les critiques sont acceptées ! =)

# Postato lunedì 30 giugno 2008 15:57

Modificato mercoledì 10 settembre 2008 23:29

Ewigkeit

<< Non ! Mon fils ira dans une école normale, ce ne doit pas être horrible à ce point !
- Madame, nous n'avons pas le choix, il est sous la moyenne et a des troubles de la personnalité, répondit la proviseure en brandissant un bulletin.
- Troubles de la personnalité ? Mais non qu'est-ce que vous racontez ...? >>

La directrice releva ses manches et on y vit des morsures à plusieurs endroits.

<< Madame Kaulitz, ça fait trois mois que Bill se prend pour un vampire... >>

Le petit Tom regardait sa mère se disputer avec la directrice de son école sans trop bien comprendre pourquoi. Il regardait ses lacets qu'il avait fièrement noués tout seul le matin même, la mine basse. Il tortillait ses doigts nerveusement, ce n'est pas la première fois qu'il se retrouve dans ce bureau en compagnie de sa mère.

<< ...tu comprends Tom ? lui demanda la directrice.
- Je ne suis pas certain de savoir de quoi vous parlez...
- Mon Chéri...la madame te dit que Bill devra passer le reste de l'année dans une nouvelle école... lui expliqua sa mère.
- Ça veut dire qu'on va changer d'école Billou et moi ? interrogea innocemment l'enfant.
- Non mon poussin, seulement ton frère, vous passerez les vacances ensemble...
- Je ne veux pas ! Je veux aller avec lui ! >>

Ellipse

<< Cours Mi, allez plus vite ! cria Bill le souffle court. >>

Les jumeaux couraient dans les bois, il faisait nuit et il faisait froid.

<< Bi, j'ai froid et je suis fatigué, arrête, j'en peux plus ! >>

Tom s'effondra par terre, grelottant de tout son corps, le coeur lourd.

<< C'est pas le temps d'arrêter ! disputa son frère.
- Ça fait dix minutes qu'on court, ils ne nous retrouveront pas ici ! >>

L'enfant se mit à sangloter violemment, la tête entre les mains, assit dans un tas de feuilles mortes. Des craquements se firent entendre, des pas se rapprochaient, des pas de course.

<< Mes chéris ! s'écria Simone. >>

Elle prit ses fils dans ses bras, les embrassa chacun leur tour.

<< Qu'est-ce qui vous a pris ? Plus jamais ne refaites ça, vous m'entendez !? >>

Elle les poussait presque en avant d'elle, ne voulant plus les quitter des yeux. Leur tentative de fugue ratée, ils devraient se livrer à leur destin, se séparer. Bill prit la main de son frère dans la sienne en lui murmurant :

<< Jamais ils ne nous sépareront Mi, promis, en frictionnant le dos de son complice. >>

Ellipse

<< Je...je t'ai fait un dessin Mi...pour ne pas que tu m'oublies... >>

Bill tendit la feuille de papier soigneusement pliée, cependant sans que personne ne la prenne.

<< C'est toi et moi, la date y est inscrite en bas...la date de demain, de mon départ. Je reviendrai pour les vacances, et je t'appellerai toutes les semaines... >>

Il glissa la feuille de papier sous l'oreiller de son frère sous le regard humide de sa mère, lui fit un dernier sourire et quitta la pièce.

<< Viens mon chéri, c'est l'heure de partir, dit doucement Simone. >>

Il se retourna dans l'encadrure de la porte, jeta un dernier regard à son double et murmura :

<< Je t'aime Mi... >>

Sa mère entoura de son bras l'épaule de son plus jeune fils et l'entraîna vers la voiture. Trois saisons les séparaient à présent du moment où ils se reverraient.

Une heure plus tard, le petit Tom se tourna dans son lit, toujours plongé dans un état second. En déplaçant ses bras, sa main effleura un bout de papier. Ses yeux s'entrouvrirent, laissant apparaître le plafond, puis il déplia le dessin qu'il regarda attentivement avec un énorme sourire.

<< Moi aussi je t'aime Bi... >>

Il se rendormit, la main gauche sous la tête, dans sa main droite reposait le dessin, celle-ci posée sur son coeur.

Ellipse

Le téléphone sonnait, Simone courut vers le combiné et décrocha.

<< Allô ?
- Bonjour puis-je parler à Madame Simone Kaulitz s'il-vous-plaît ?
- Elle-même, répondit la jeune maman.
- Ici le docteur Arthur Habans, de l'école Saint-Arminius de Berlin, là où votre fils étudie.
- Oui ...?
- Vous savez que les cours finissent dans deux mois, mais nous aimerions avoir votre accord pour garder votre fils pour l'été...
- Et pourquoi ça ? lança sèchement Simone.
- Il est un cas sévère de dédoublement de la personnalité madame et il est parfois très violent...
- Qu'allez-vous faire avec lui cet été ?
- Le traîter à l'hôpital psychiatrique pour enfants...
- Mais il ne doit pas être si pire que ça ! s'affola la maman du malade en question.
- Il a sauté à la gorge d'un autre étudiant aujourd'hui et...nous tenterons de voir ce qu'il a... >>

Ils parlèrent pendant deux heures, la solution était inévitable, Bill devait rester à l'hôpital. Jörg vint se placer derrière sa femme, lui massant les épaules tandis qu'elle pleurait au téléphone. Tom se réveilla et descendit doucement les escaliers en se frottant les yeux.

<< Pourquoi maman elle pleure ? interrogea le petit garçon.
- Ce n'est rien mon chéri, retourne te coucher, y'a école demain, attend je te borde, répondit Jörg. >>

Jörg prit son fils dans ses bras, grimpa l'escalier et le déposa dans son lit.

<< Mon chéri, ton frère devra rester à l'hôpital cet été... expliqua doucement Jörg.
- Mais...il est malade Billou ?
- Oui, on peut dire ça comme ça...
- Alors je pourrai prendre soin de lui ici ! répondit l'enfant.
- Non Tommi, c'est une autre maladie, une maladie qui se passe dans sa tête...
- Mais on est pareils, je pense comme lui, pourquoi je ne suis pas malade ?
- C'est difficile à expliquer mon trésor...
- Je pourrai le voir ? sanglota le jeune garçon
- Je ne sais pas, on verra avec le médecin, endors-toi Tom. >>

Sur ce, il déposa un baiser sur son front et son fils, secoué et fatigué par tant d'émotions, s'endormit assez rapidement. Papa descendit l'escalier, fit face à sa femme qui s'effondra dans ses bras. Le lendemain il ne se rappellera que de ces quelques mots :

<< Trois-cent soixante-quinze jours sans notre fils... >>

Ellipse

Tom regardait par la fenêtre depuis maintenant trois heures, le regard vide.

<< Chéri, viens manger...
- Dis maman, quand il reviendra Bill ? demanda Tom.
- Je ne sais pas...le médecin a dit qu'il ne devait voir personne jusqu'à la fin de l'été.
- Alors j'ai pas faim, j'attends Bi. >>

Sa mère, habituée à ce genre de crise, emballa son repas dans un plastique et le mit au frigo, elle savait qu'il mangerait plus tard. Ça faisait huit mois qu'ils n'avaient pas revu Bill, il fallait attendre encore un mois. Tom n'était pas sorti de l'été, il passait son temps à écrire des lettres à son frère, à guetter le téléphone ou à regarder par la fenêtre. Parfois il s'y endormait, attendant patiemment le jour où sa moitié reviendrait.

Ellipse

<< Maman, c'est long, pourquoi il arrive pas le train ? interrogea Tom en tirant sur la jupe de sa mère.
- Patience mon chéri, il devrait arriver d'une minute à l'autre. >>

De ce fait, le train se fit entendre. Le jeune garçon se leva d'un bond, contemplant la locomotive ralentir sur les rails dans un grincement infernal. Il regardait les passagers en sortir, sachant d'où ils venaient, curieux de savoir où ils s'en allaient. Des hommes et des femmes, jeunes et vieux, colorés comme ternes et puis Bill, son petit frère. Ses cheveux étaient plus longs, des cernes étaient dessinés sous ses yeux, ses yeux qui ne tardèrent pas à s'illuminer lorsqu'ils croisèrent le regard de son jumeau.

<< TOMMI ! cria-t-il en courant à toutes jambes vers celui qui lui avait tant manqué. >>

Tom se mit à pleurer à chaux de larmes en voyant son frère avancer vers lui. Il le prit dans ses bras dans un élan de tendresse, respirant à pleins poumons son odeur. Un homme s'avança vers Simone et lui remit une enveloppe épaisse.

<< Bonjour madame, dans cette enveloppe se trouve le dossier médical de votre fils, les résultats des examens médicaux, les frais d'hébergement et une missive comportant toutes les informations qui vous seront nécessaires... expliqua le garde.
- Merci beaucoup monsieur, souffla Simone, à la fois anxieuse et heureuse de retrouver son cadet.
- Et toi Bill, sois bien sage avec ta famille, tu nous manqueras tu sais ? À l'année prochaine mon grand, portes toi bien ! Et bonjour Tom ! C'est vrai ce que ton frère disait alors, allez, bonne fin d'été à tous ! dit le garde en adressant un dernier clin d'oeil à Bill.
- Au revoir Ruprecht, tu me manqueras aussi ! >>

Simone prit son plus jeune fils dans ses bras en l'embrassant des dizaines de fois sur les joues, lui répétant sans cesse qu'il lui avait manqué, pendant que Tom s'interrogeait au sujet de ce que Ruprecht lui avait dit.

<< Allez les garçons, ça vous dit une bonne glace au chocolat ?!
- Ouuuiiii ! répondirent en riant les jumeaux, heureux d'être enfin réunis. >>

Après avoir fait un bref arrêt au bar laitier du coin, Bill retrouvait sa maison après neuf mois d'absence. Son père lui offrit le même accueil que sa mère. La famille enfin reconstituée, ils se parlèrent de l'année qu'ils avaient passée chacun de leur côté.

<< Moi à l'hôpital c'était horrible ! La bouffe était dégueulasse, les garçons de mon âge voulaient jamais jouer et j'étais toujours dans une espèce d'immense chambre blanche toute coussinée ! s'écria Bill. >>

Les yeux de ses parents se remplirent d'effroi juste à s'imaginer leur fils tout seul dans ces horribles corridors.

<< Oh mon chéri ! Si tu savais comme ton père et moi sommes contents que tu sois de retour, tu nous as tellement manqué !
- Vous m'avez manqué aussi...Tommi aussi m'a vraiment manqué, je ne dormais pas la nuit et j'attendais toujours le vendredi, la journée du téléphone ! dit Bill avec un demi sourire. Mais vous savez ce qui m'a le plus manqué en ces neuf mois loin d'ici ?
- Quoi mon poussin ? questionna Simone, curieuse de savoir la réponse.
- La liberté... >>

Un malaise s'installa tout à coup, jusqu'à ce que Jörg brise le silence :

<< Allez jouer les garçons, dans deux heures ça vous dirait un MacDo devant un bon film ?
- Ouuuiii ! s'écrièrent en choeur les jumeaux. >>

Les frères montèrent l'un à côté de l'autre les escaliers menant à leur chambre.

<< Toi t'as perdu combien de dents Mi ?
- Eh bah moi j'en ai perdu que deux... >>

Du côté de Jörg et Simone

<< Je suis si heureuse que Bill soit revenu Jörg...c'est...ça m'enlève un poids sur les épaules, si seulement tu savais !
- Oh oui je sais mon ange, je ressens le même bonheur que toi en ce moment. Mais il faudrait lire les résultats médicaux tu ne crois pas ? répondit Jörg sur un ton plus monotone.
- Oui...il faudrait bien... >>

Jörg se dirigea vers l'enveloppe que le garde avait remise à sa femme quelques heures plus tôt, s'approcha du canapé et ouvrit l'enveloppe sous le regard anxieux de Simone.

Dossier médical 08050642
Nom complet : Kaulitz Hans Bill---------------------Né le : 01/09/89
Fils de : Jörg et Simone Kaulitz

Entrée à l'hôpital : 23/06/96
Sortie de l'hôpital : 20/08/96

Pour cause de : Dédoublement de personnalité
Test numéro 483 : Isolement en chambre sécuritaire---------------------Résultat : Positif, le sujet semble se parler seul.

Test numéro 18 : Interrogatoire avec pédo-psychiatre-------------------Résultat : Positif, sur un échelon de soixante-douze heures, chaque question posée deux fois, le sujet répond différemment aux deux interrogatoires.



La panique envahit d'un seul coup les jeunes parents qui s'apprêtaient maintenant à lire une missive bleue.


Formulaire de placement en famille d'accueil

Chers parents,
comme vous le savez, votre fils Bill Hans Kaulitz est atteint d'un trouble de dédoublement sévère de la personnalité. La maladie n'étant qu'à un stade très peu développé, il serait impératif de placer votre enfant dans une famille d'accueil spécialisée. Des soins adéquats lui seraient attribués, empêchant la maladie de se concrétiser. Le formulaire vous est remis, évidemment, vous aurez des nouvelles chaque semaine du développement de votre fils, ainsi que de ses apprentissages. Aucune visite, coup de téléphone ou contact de quelque sorte ne sera permis, cela pourrait affecter le traîtement. Nous offrons un service d'aide aux parents et un rassemblement chaque semaine avec des psychologues pour ceux envers qui cette épreuve peut être difficile, pour rejoindre ces organismes composez le 555-0512. Nos sincères excuses,

docteurs Arthur Habans et Katarina Müller de l'hôpital général de Berlin.


La tristesse et la rage prirent la place de l'anxiété, leur petit Bill leur serait à tout jamais enlevé.

<< Jörg, c'est impossible, il faut faire quelque chose ! hurla Simone, en pleurant toutes les larmes de son corps.
- Il n'y a rien à faire, c'est la santé de notre fils qui est en jeu... balbutia celui-ci. >>

Du côté de Bill et Tom

<< T'as le dessin que je t'ai fait Mi ?
- Oui, je l'ai accroché au mur là-bas ! répondit Tom en pointant le mur du fond.
- J'ai faim moi, allez viens, la bouffe d'hôpital ça craint ! >>

Le cadet tira son frère par la main et ils descendirent côte à côte les escaliers. Simone essuya ses larmes rapidement et afficha tant bien que mal un sourire sur son visage.

<< Bon, on va le manger ce MacDo ! s'exclama Jörg de l'air le plus naturel qu'il le put.
- Ouuuiii ! >>

Ellipse

<< Laisse-moi toucher !
- Non Bi, c'est à moooiii !
- S'iiil-teee-plaaaît, je veux toucher Popol !
- Maman a dit que c'était pas bien, laisse-moi tranquille ! >>

Bill avança sa main.

<< Maaamaaan ! cria Tom.
- Miiichant ! >>

Ellipse

<< Mi, c'est encore toi ? dit à voix basse Bill.
- Oui Billou, bonne nuit.
- Bonne nuit. >>

Ils s'endormirent comme toutes les nuits, enlacés.

Ellipse

<< Alors il faudra que tu ailles dans une autre...une autre... >>

Et elle re-fondit en larmes pour la énième fois. Jörg retenant ses larmes, avait ses mains posées sur les épaules de son amour.

<< Je vais m'en occuper, va faire du thé ma chérie... lui chuchota-t-il. >>

Simone quitta la pièce, mit l'eau à bouillir, mais personne dans le salon ne se douta, ne serait-ce qu'un instant, qu'elle s'effondra sur le sol pour pleurer tranquillement.

<< Bill, mon poussin. Tu sais que maman et moi on t'aime plus que tout, débuta tranquillement Jörg.
- Mais je vous aime aussi... >>

Le gamin se demandait ce qui se passait, son double aussi. L'inquiétude s'installa dans leurs têtes.

<< Comme tu le sais, tu es malade et...tu devra vivre ailleurs maintenant...
- Vous m'abandonnez ? sanglota le petit, qui comprit soudainement.
- Non ! Bien sûr que non, simplement que d'autres gens vont s'occuper adéquatement de toi...
- NON ! VOUS M'AIMEZ PLUS ! J'AI COMPRIS, VOUS FAITES EXPRÈS ! hurla Bill, hors de lui. >>

Simone entendait tout de là où elle était, elle se mit les mains sur les oreilles et pleura silencieusement encore une heure. Quand deux heures plus tard Jörg borda ses fils, l'eau bouillait encore...

Ellipse

Du côté de Jörg et Simone

Silence dans la maison, tout le monde est couché, mais personne ne dort.

<< Ma chérie, cesse de pleurer. Tout ira bien, on va voir son développement, je te promets qu'il aura une belle vie.
- Mais Tom lui ? Tu t'imagines comment il évoluera ! pleura Simone. Nous sommes égoïstes, nous pensons à nous, mais lui ?! Comment se sent-il ?! >>

Jörg entoura sa femme de ses bras et déposa un petit baiser sur sa joue mouillée.

<< Rapelle-toi de ce que tu m'as dit un jour, peu importe comment ils évolueront, jamais l'un ne pourra vivre sans l'autre... >>

Ellipse

Le grand matin est arrivé, Bill décida de quitter la maison quand son frère, son confident dormait encore. La séparation serait moins difficile, surtout que cette fois, il ne le reverrait peut-être plus jamais. Sur le pas de la porte, une fois toutes ses valises dans la voiture, Bill regarda son jumeau avec un regard humide mais plein de tendresse. Il s'avanca, couvrit son frère et ne lui dit qu'une seule phrase avant de partir :

<< Bon voyage Tom... >>

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Triste han ? Je sais je sais, allez, j'aimerais savoir ce que vous en pensez =)

# Postato venerdì 04 luglio 2008 15:23

Modificato giovedì 17 luglio 2008 15:54

Freiheit

Il regarde les gouttes de pluie silloner la fenêtre sur laquelle sa tête repose.

<< Hey Tom, tu dors ?
- Non Sabina, je suis juste un peu perdu dans mes songes... >>

Tom fit un faible sourire à sa meilleure amie et continua tranquillement à observer d'un air béat le paysage campagnard qui défilait sous ses yeux.

<< Ne t'inquiètes pas pour ta mère, ça va aller pour elle... dit Sabina en effleurant son épaule.
- Comment tu fais pour lire dans mes pensées toi ?
- Tommi, ça fait bientôt dix ans que je te connais !
- Alors je dois savoir ce que tu penses ? demanda-t-il, avec un sourire moqueur.
- Ça oui !
- Tu penses à moi à poil !
- Rooo connard ! rigola Sabina. >>

Elle le tapa gentiement et posa sa tête sur son épaule, en fermant les yeux et en prenant un air détendu.

<< Je ne pensais qu'à m'étendre ainsi, sur mon *tousse*connard*tousse* de meilleur ami à qui je pensais faire plaisir en sacrifiant un mois de mon été pour l'accompagner dans un camp merdique au milieu de nul part !
- Voici pourquoi tu m'aimes Sab ! murmura Tom en souriant. >>

Les deux amis de longue date s'endormirent pour le reste du trajet, contents de s'avoir l'un et l'autre.

Ellipse

<< Dortoirs des garçons, à votre gauche ! Dortoir des filles, l'autre gauche ! Si une fille est retrouvée dans le dortoir des garçons ou vice-versa, c'est automatiquement viré, compris ?
- Compris !
- Vous avez quarante-cinq minutes pour défaire vos bagages et vous approprier vos lits respectifs, ensuite tout le monde à la cafétéria ! conclut le moniteur. >>

Tom regarda avec détresse les yeux de sa meilleure amie qui lui rendit un sourire triste du genre <<pas grave on se verra le jour>>. Il se détourna et entra dans le dortoir. Presque vide à cette heure-ci, ils sont arrivés tôt le matin, les autres arriveraient le soir même. Il prit le lit le plus près de la porte, défit sa valise, posa une photo de sa mère, son père et lui à la plage sur la table de chevet, se coucha sur le dos et regarda le plafond en soupirant.

<< Saaaluuut ! Moi c'est Gustav ! Ça va ?!
- Ahhh putain ! Tu m'as fait peur ! Oui ça va...enfin, ça allait, répondit Tom, sur ses gardes.
- Excuse-moi, j'ai tendance à être un peu...énervé. Pourquoi t'es ici toi ? Attend, attend ! Laisse-moi deviner, hmmm...une maman qui en peut plus de son fils chiant ou t'es simplement dérangé ! >>

Tom regardait cet intrus avec un air intrigué et se mit à rire de bon coeur.

<< Entre les deux je dirais ! Une mère qui veut voir son fils "s'épanouir" parce qu'il est trop dérangé.
- Je vois, excuse mon impolitesse, tu t'appelles comment toi ? interrogea Gustav, avec intérêt.
- Tom, toi qu'est-ce que tu fais ici ?
- Sincèrement, avec les deux choix que je t'ai proposés plus tôt, tu crois que c'est lequel qui me convient le mieux ?
- Euh...
- Hahaha, mais oui, dérangé ! Et tu sais le pire dans tout ça ? J'adore ça ! s'exclama Gustav en riant. >>

Les garçons firent connaissance, non rectification, Tom apprit à connaître Gustav puisqu'il n'arrêtait pas de parler ! Tant pis, il trouvait ce mec très gentil et surtout génial. D'ailleurs, Gus avait choisi le lit juste à côté du sien, espérons qu'il s'endorme vite !

Ellipse

C'est la cohue à la cafétéria, Tom recherchait Sabina du regard.

<< Tom ! Tom ! Iciii ! cria-t-elle, en agitant les bras dans tous les sens. >>

Il s'approcha de la table où sa meilleure amie avait pris place, accompagnée d'une autre fille blonde. Tom lui, parcontre, était suivit de près par son nouvel ami.

<< Salut, moi c'est Sabina, la meilleure amie de Tommi ! engagea Sabina, en tendant sa main pour serrer celle de Gustav.
- Gustav Shäfer ! Heureux de te rencontrer, et toi c'est quoi ton nom ?! à l'intention de la jolie blonde.
- Francesca...
- Sois pas timide ! Ma mère me dit toujours : "se cacher derrière sa gêne c'est cacher qui on est au reste du monde. Un trésor pareil mérite d'être dévoilé et ces sourires d'être partagés !" Tu dois être encore plus jolie quand avec un sourire, alors souris pour moi ! >>

Francesa éclata de rire et rougit en balbutiant un petit merci. Les quatre amis mangèrent en parlant, tous enthousiastes. Pendant un cinq minutes de tranquilité, Tom se dit que ce ne serait pas si mal le camp finalement...

Ellipse

Tom regarde vaguement le feu crépiter, autour de lui, une dizaine de jeunes de son âge chantent des comptines enfantines, mais tous apprécient le moment. Même Tom.

<< T'as l'intention de t'y jeter ?
- Hein ! quoi ?
- Tom, t'as l'intention de te jeter dans le feu ? répéta Sabina en ricanant.
- Non...non je...je sais pas, j'étais ailleurs...
- Alors prend cette guitare qu'on te tend et joue. >>

Tom prit la guitare et se mit à jouer un air doux, tranquillement, les jeunes étaient tous silencieux. Une chanson qui lui rappelle son enfance.

<< Hey hey ! Ça va vous tous ?! >>

Les nouveaux arrivants sont là, la nouvelle monitrice vient de débarquer.

<< Chut, allez Tom, finis ta chanson. >>

Il continua là où il avait été interrompu, Sabina fredonnait à voix basse les paroles, la lune éclairait le lac d'à côté jusqu'à ce que Tom la rejoigne, comme toujours.

Du côté des nouveaux arrivants

<< Allez les jeunes, prenez chacun votre valise ! Dortoir des garçons, à gauche ! Dortoir des filles, à droite !
- Bill, attrape ! >>

Bill reçut sa valise en plein ventre, par réflexe, il posa ses deux mains sur celui-ci, le souffle coupé.

<< Pardon vieux ! Mein Gott, ça va ?! s'inquiéta Georg.
- Oui oui ! Au fait, super lancé !
- Ha-ha-ha, rit sarcastiquement le concerné. >>

Les deux garçons prirent chacun leur valise et se dirigèrent vers le dortoir. Bien sûr, ils s'installèrent le plus près de la porte possible. Bill défit sa valise et mit une photo lui et ses tuteurs à la plage. Il s'intalla sur le dos et fixa le plafond dix bonnes minutes.

<< Allez, tout le monde ! On va au feu avec tous les autres ! >>

Bill et Georg se levèrent et marchèrent avec le groupe jusqu'au bord du lac, là d'où la musique venait.

<< Hey Bill ! C'est la chanson que tu aimes tant !
- Oué t'as raison vieux ! Cool, allons nous asseoir ! répondit-il. >>

Bill s'assit à côté se son meilleur ami et une fille aux cheveux bruns lui tendit la main.

<< Salut, moi c'est Sabina, la meilleure amie de celui qui joue de la guitare et qui ressemble à une poche de patate et les deux blonds là-bas c'est Gustav et Francesca ! dit-elle avec un énorme sourire.
- Moi c'est Bill et le hobbit à côté là, c'est Georg. Fais pas attention à l'odeur, on s'y habitue.
- Connard, rigola le "hobbit". >>

Le silence se réinstalla autour des dernières notes de la chanson et Tom détacha enfin ses yeux de sa guitare pour regarder les nouveaux arrivants...

Pov Bill

Le guitariste leva les yeux enfin et son regard tomba sur moi et je compris instantanément. Non, c'est impossible...c'est...c'est mon...mon frère...comment est-ce possible ? Après tant d'années je...je l'ai retrouvé... Ah merde ! le voilà qui s'avance vers nous...

Fin pov Bill

<< Salut ! Moi c'est Tom, dit-il en serrant la main de tout le monde.
- Moi c'est Georg ! Et la drag queen là, c'est Bill.
- Tagueule Georg... ricana nerveusement celui-ci. J'y vais maintenant, je me sens pas trop bien. >>

Il se leva et se dirigea vers le dortoir. En marchant il regardait le sol songeusement. Tant d'années sans son jumeau, que lui dire maintenant ? Coucou Tom, me revoilà après onze ans d'abscence, je t'ai manqué grand frère ?! Non et non, il attendrait un moment plus propice, c'est assez perturbant pour lui, si son double ne l'a pas encore reconnu, tant mieux. Il veut lui dire lui-même, lui parler, lui poser plein de questions. Lorsqu'ils seraient seuls, il l'accostera et lui dira.

Ellipse

Le plafond était son meilleur ami ce soir-là, il n'était pourtant que vingt-trois heures, le sommeil ne gagnait toujours pas de terrain. Un choc, voilà ce qu'il a ressenti en voyant celui qui partageait jadis la même vie que lui.

<< Excuse-moi, ça va ? >>

Merde ! Pourquoi lui et pas un autre ?! Il aurait pas pu rester là-bas à chanter Kumbaya avec les autres copains et le laisser tranquille au moins le temps de dissiper l'effet de surprise qui l'avait prit d'assaut comme une bombe ?!

<< Euh...oui oui, juste la famille qui me manque un peu... répondit Bill d'un air distant.
- Je comprends, tu vas voir, un mois c'est vite passé, se risqua à dire Tom. >>

Tom s'allongea dans son lit, partageant alors leur nouveau meilleur ami, le plafond.

<< Toi pourquoi t'es ici ?
- Je viens tous les étés...je vis en...en famille d'accueil et changer d'air me fait du bien.
- Ah...bon je te dérange pas plus longtemps, bonne nuit, Bill c'est ça ?
- Oui...bonne nuit... >>

Leurs lits étant face à face, Bill appercevait tout ce que son frère faisait, il le vit ouvrir un tiroir et en sortir un vieux bout de papier tout chiffoné. Tom déplia le dessin de son jumeau perdu, il le regardait tellement souvent qu'il en connaissait les moindres détails. Il replia le papier en souriant pour lui et murmura :

<< Je t'aime Bi... >>

De son côté de la Terre (oui, un mètre les séparait mais le monde semblait être entre eux) Bill laissa couler une petite larme qui alla s'encrer dans l'oreiller, laissant une petite trace noire.

<< Je t'aime aussi Mi... chuchota-t-il avant de sombrer dans un sommeil profond. >>

Ellipse

<< Aujourd'hui, activités libres ! Il y a la sortie libre en ville...
- YAAAYYY !
- ...et pour les plus relaxes, ceux qui restent au camp ! acheva le moniteur.
- BOUUUH ! >>

Du côté de Tom

<< Toi Tom, tu fais quoi ? interrogea Gustav.
- Je reste ici je crois...j'ai pas trop envie d'aller en ville...
- C'est toi qui vois...
- Tommi, ça te dérange pas si je...
- Non pas du tout, j'aimerais être seul de toute manière...
- Okay... dit doucement Sabina. >>

En effet, il ne se sentait pas trop bien. La fatigue sûrement, ses parents lui manquent, mais surtout la télé et les jeux vidéos ! Mélancolie quand tu nous prends !

Du côté de Bill

<< Allez Bill, grouille-toi ! Les bus partent dans cinq minutes ! >>

Bill observait Tom aller en direction opposée des autobus, tant pis, il resterait. C'est le seul moyen pour connaître son frère, sa moitié.

<< Je me sens pas trop bien Georg...je reste. Va avec les autres, c'est bon ! >>

Celui-ci fit une mine penaude, haussa les sourcils et diparût dans le bus. Quand ceux-ci partirent, ils n'étaient plus que cinq au camp. Bon, il est où Tom ?

<< Bill, tu voudrais...
- Ahhh putain !
- Hahaha ! Pardon, je voulais pas te faire peur !
- Ah bah ouais, tu voulais pas mais c'est plutôt...hey pourquoi tu te marres toi !
- T'as vu la gueule que tu tires ?! >>

Bill rigola à son tour, un peu gêné et laissa son double terminer sa phrase.

<< Bon, tu voudrais venir jouer au ping-pong avec moi ?
- Bah ouais, pourquoi pas ! >>

Les jumeaux se dirigèrent vers la salle de jeux et s'y mirent, Bill raquette rouge, Tom raquette bleue, c'est partit ! Sur une heure de ping-pong féroce (bah quoi, quand Tom reçoit la balle six fois en pleine gueule c'est ce qu'on appelle du sport extrême !) Bill finit par mener largement.

<< Ouais c'est ça, pavane-toi pffft !
- Pas ma faute si je suis le meilleur !
- T'as déjà joué avant ?
- Nan, c'était ma première fois...
- Ah bah la honte alors...
- Quoi ?
- Je joue toujours avec mon père quand on a des temps libres, c'est un bon moment à passer ensemble.
- Ah...ah oui...?
- Oui. >>

Ça lui faisait tout bizarre d'entendre parler de son père comme ça, c'est la première fois qu'il en entend parler depuis qu'il est partit.

<< Sinon en famille d'accueil, t'es seul ?
- Seul ?
- Bah, t'es pas avec tes frères ou soeurs ?
- Ah...euh...je suis enfant unique.
- Je vois. >>

Bill se disait que c'était mieux de lui dire plus tard...il s'entend bien avec lui, autant mieux laisser les moments sentimentaux venir plus tard. Tom songea alors à son frère...lui aussi est en famille d'accueil, comment va-t-il ? Se sent-il seul ? Est-ce qu'il l'a oublié ?

<< Viens, on prend quelque chose à manger et on va sur le bord du lac, au Soleil, ça marche ? demanda Tom avec un énorme sourire.
- Ça marche ! >>

Ellipse

Depuis maintenant une heure ils discutent. Bill apprit beaucoup d'anectodes marrantes sur sa famille, cet instant, il ne l'aurait échangé pour rien au monde, Tom non plus, ils étaient bien. Plus Bill souriait, plus Tom sentait son ventre s'emplir d'une pluie d'étoiles filantes. Une complicité étrange l'emmenait à tout lui confier, tout lui dire.

<< Mon...mon frère jumeau à moi est en famille d'accueil... >>

Bill, surprit que Tom lui en parle, faint la surprise.

<< Ah oui ? Pourquoi ça ?
- Il est malade...enfin...dédoublement de la personnalité. Il était toujours à fond dans ses personnages, il se créait un monde où seul nous deux étions les rois. Mais un jour, ça a dérapé... >>

Flash back

<< Alors Billou le vampire, tu vas disparaître oui ou non ?
- Les vampires ne peuvent pas disparaître comme ça... balbutia l'enfant.
- Oui mais l'eau bénite les fait fondre c'est ça ?
- Euh...oui... >>

Le jeune lui lança un verre d'eau en plein sur le pantalon.

<< T'as fait pipi dans ton pantalon Bill, hahaha ! >>

Tous les jeunes se mirent à rire, Tom ne sachant plus quoi dire ni faire pour venir en aide à son frère préféra l'emmener à l'écart.

<< Allez viens petit frère...
- Non ! Sale connard tu vas voir ! >>

Bill sauta à la gorge de son adversaire et lui mordit violemment le cou.

<< BILL ! cria la maîtresse en se précipitant sur lui.
- Lâchez-moi, lâchez-moi ! >>

Bill mordit à plusieurs endroits sa maîtresse, puis la directrice intervint et se fit mordre à son tour. Cinq minutes plus tard, l'ambulance arriva...


Fin du flash back

<< Oh...et...et ça se guérit cette maladie ?
- Oui, théoriquement aujourd'hui il devrait être guérit... >>

Bill vit le désespoir dans les yeux de son confident de toujours, il eut envie de le serrer contre lui, une voix intérieure hurlait : Je suis là Tom ! C'est moi ! Mais quelque chose le retenait.

<< Il s'appelle comment ton frère ?
- Tu vas trouver ça drôle...il s'appelle Bill lui aussi.
- Oh, mais c'est un véritable honneur pour moi. >>

Tom se sentit soulagé, jamais il n'avait parlé de son frère aussi ouvertement avec quelqu'un. Même Sabina en savait moins large que l'inconnu en face de lui. Son coeur se mit à battre plus fort en même temps que le silence s'installait. Ce n'était même plus du malaise, simplement de la gêne. Le regard de son interlocuteur devenait lourd à supporter.

<< J'ai envie de me baigner, le Soleil se couche puis l'eau est calme, profitons-en, finit-il par dire.
- Oui mais...pour se baigner il faut sauter du haut de...de cette paroi rocheuse...et...j'ai...enfin j'ai peur des hauteurs...
- Tu verras, ça va bien aller. >>

Tom se leva, ôta son t-shirt et son baggy pour se retrouver en boxer et Bill fit de même.

<< Prend ma main.
- Mais...d'accord... répondit Bill, appeuré.
- On recule un peu, à trois on court, ne regarde jamais ailleurs, toujours tout droit. Lorsque tu sauteras, crie le plus fort que tu peux.
- Okay... >>

Ils firent trois pas en arrière, puis, le décompte. Bill sauterait pour son frère, sans lui jamais il n'aurait trouvé le courage de le faire.

<< Un...deux...
- Tom je...
- Trois ! >>

Les jumeaux courirent à toutes jambes et sautèrent ensemble. Bill, dans un élan d'adrénaline, cria :

<< FREIHEIT ! >>

Puis l'eau submergea leurs deux têtes. Lorsqu'ils refirent surface, face à face, Bill fit un énorme sourire de soulagement, Tom rigola doucement.

<< C'était pas si pire en fin de compte hein ?
- C'était...génial. >>

Bill se rendit compte qu'il tenait toujours la main de son frère, son ventre se mit à lui chatouiller tout à coup. Il lâcha sa main assez rapidement, mais son regard soutenait toujours celui de son jumeau, le courant passait intensément dans ces quelques secondes.

<< Non... souffla Tom. Reprend ma main, s'il-te-plaît...
- Pour...pourquoi...?
- Tu...tu sens pas...ce...ce frisson dans le coeur...? >>

Tom s'approcha de Bill, battant des jambes pour ne pas couler. Les pensées des deux jeunes hommes s'entrechoquaient, leurs coeurs battaient dans leurs tempes. Bill glissa le bout des doigts sur la paume de son double, puis resserra ses doigts autour des siens. Tom passa lentement sa main sur le bras de Bill, toujours en soutenant son regard, puis finit par enlacer son autre main.

<< Si... murmura Bill. >>

Bill frissonna, le Soleil était couché et l'eau se refroidissait à présent. Tom se resserra contre celui qui le fait rêver, l'entourant de ses bras, ses mains toujours enlacées dans celles de Bill, qui se retrouvait à présent les mains dans le dos. Ils étaient aussi gênés l'un que l'autre, mais cet instant, jamais n'avait été vécu par aucun d'entre eux. Tom s'avança, chuchotant à l'oreille de son jumeau...

<< Merci Bill... >>

Bill détacha leurs mains, prit la tête de Tom entre ses paumes, s'avança doucement, le regarda encore trois secondes le temps de glisser ses mains sur ses épaules et l'embrassa doucement. Leurs lèvres glissaient les unes sur les autres parce qu'elles étaient mouillées. Tom passait sa main tout doucement dans le dos de Bill, le faisant trembler de plaisir, de magie. Bill décolla à peine sa bouche, l'instant de dire :

<< Ta douceur...me...me donne envie de...de mourir ici... >>

Tom le regarda, ferma ses yeux, effleura de son index la lèvre inférieure de son amour naissant, glissa celui-ci le long de sa mâchoire, de son cou, de sa nuque, de sa colonne vertébrale. Sa langue glissa doucement sur les lèvres de Bill, qui entrouvrit lentement la bouche avant de la laisser caresser tendrement la sienne.

<< Alors je vais te tuer tout doucement... >>

Ils se sourirent et achevèrent leur baiser avec un bisou, à peine déposé sur la bouche de l'autre.

<< Tom !? Bill !? Où êtes-vous !?
- Merde ! paniqua Bill. >>

Par réflexe, celui-ci cala la tête de son jumeau sous l'eau.

<< Je suis là !
- Où est Tom ? demanda Sabina, du haut de la falaise.
- Je n'en ai aucune idée...au dortoir j'imagine. Il ne se sentait pas bien aujourd'hui...
- Ah ! Merci ! >>

Puis elle tourna le dos et quitta en direction de son propre dortoir. Tom refit surface en riant.

<< Finalement je crois que c'est toi qui va me tuer, et surtout pas doucement en tout cas ! >>

Bill rit à son tour.

<< Allez, on rentre, conclut-il. >>

Les deux amants se rhabillèrent, remontèrent la plage de cailloux, puis parcourirent le petit sentier de terre battue menant aux bâtisses qui servaient de dortoirs.

<< Bill ?
- Oui ?
- Est-ce que...est-ce que ça te dérange que je sois un garçon...?
- Ma théorie de la vie est : On aime, non un sexe, mais une personne. Non Tom, ça ne me dérange pas, loin de là. Toi, ça t'a perturbé ?
- Non, pas du tout. J'étais bien moi Bill...
- Moi aussi... >>

Ils arrivèrent au camp et la petite bande était assise autour du feu discutant de tout et de rien.

<< Tommi ! s'exclama avec enthousiasme Sabina. J'ai un petit cadeau pour toi ! >>

Elle tendit un petit paquet à Tom avec un grand sourire et lui fit un bisou sur la joue. Tom l'ouvrit et y vit un boxer vert forêt avec un petit sapin brodé dans le bas.

<< Un boxer...merci !
- Hahaha ! C'est pour remplacer celui que j'avais prit pour éteindre le feu que j'ai accidentellement mit chez toi...je l'ai prit vert pour se rappeller notre visite au camp.
- C'est super original, merci Sab. Je vais penser à toi en le mettant hahaha !
- Ouais, du moment que tu ne penses pas à moi en l'enlevant ! >>

Les deux amis rièrent et s'enlacèrent sous le regard attendrit des autres. Tom et Bill prirent place autour du feu et discutèrent avec leurs copains, enfin bref, ils écoutèrent Gustav discuter avec entrain de leur journée en ville. Puis, le sommeil se fit sentir. Ils se souhaitèrent la bonne nuit et allèrent tous se coucher. Tom se glissa sous ses draps, Bill fit pareil.

<< Gute Nacht tout le monde ! dit Gustav.
- Gute Nacht, répondirent tous les autres. >>

Bill ne trouva pas le sommeil tout de suite, il vit Tom faire le même rituel qu'à l'habitude, lui disant indirectement qu'il l'aime. Bill lui répondit, comme il avait fait ces quatre derniers jours. Il ferma ses yeux, le ventre rempli de papillons, le coeur battant tellement fort qu'il pourrait exploser et sa tête elle...quelque peu perturbée. Avant de s'endormir, il pensa : On aime, non un sexe, mais une personne. Tom est mon frère, mais il reste avant tout une personne, oui...c'est avant tout juste une autre personne...

____________________________

Oui ils se sont enfin retrouvés ! Contentes ? Allez, on commente, je veux savoir votre opinion ! ^-^


# Postato sabato 12 luglio 2008 00:27

Modificato sabato 19 luglio 2008 20:38

Liebe ist

<< Ça va ?
- Hmmm.
- Bill, tu n'a rien mangé...
- J'ai juste pas faim, ça arrive.
- Je suis ton meilleur ami depuis dix ans, je sais qu'il y a quelque chose qui ne va pas Kaulitz... fit Georg.
- ...ne-dis-pas-mon-nom-de-famille-si-fort !
- Tu rechutes de ta maladie ou quoi ? >>

Bill se leva d'un bond, agrippa le bras de Georg et l'emmena à l'extérieur en le traînant tellement rapidement qu'il faillit trébucher.

<< Qu'est-ce qui se passe bordel !?
- T'es mon meilleur ami, t'as jamais rien dit alors tu fermes ta gueule sur ce coup-là !
- Bill merde ! Dis-moi ce qui se passe, je frôle la crise cardiaque là !
- Regarde-moi dans les yeux...
- Oui...et ?
- Tu comprendras plus tard... soupira Bill en baissant les yeux. >>

Ellipse

<< Rooo c'est moche, il pleut ! J'aurais aimé jouer au rugby !
- Si...si tu veux...Gustav...on peut...on peut jouer à NFL Madden 2008 dans la salle de jeux... se risqua Francesca.
- Quoi ? Tu as ce jeu ? Waaa c'est Noël au mois de juillet ! s'exclama le concerné. >>

Les deux blonds disparurent en s'obstinant sur lequel des deux l'emportera sur l'autre. Les quatre autres restèrent écrasés sur les canapés de la salle de séjour à se demander quoi faire.

<< Vous voulez faire quoi vous ? se risqua Tom.
- Moi je veux juste rester tranquille, période de femme ! répondit Sabina, en crispant le visage pour montrer sa douleur.
- Moi je... >>

Georg ne finit pas sa phrase lorsque Tom croisa son regard.

<< Tu...?
- Heu...je...je...Bill et moi voulions...parler un peu, hein Bill ?
- Heu...oui...oui bien sûr ! On revient dans deux petites secondes... >>

Georg se leva d'un bond et poussa presque Bill dehors, sous la pluie.

<< T'es fou ! J'vais être malade !
- Non, tu vas m'expliquer. Depuis quand tu le sais ?
- Depuis que je l'ai vu idiot, je suis identique !
- Je sais Bill...merde...pourquoi tu lui dis pas ?
- Je...laisse-moi faire d'accord...? >>

La pluie ruisselait maintenant sur son visage, le regard grave planté dans celui de son meilleur ami, presque suppliant de garder le secret. Il acquiesça d'un signe de tête et prit Bill dans ses bras.

<< Je suis heureux pour toi Bill, vraiment.
- Mer...merci...mais je ne sais même pas si je suis heureux... souffla-t-il. >>

Les deux garçons rentrèrent trempés sous le regard interrogateur de leurs deux amis. Ils restèrent ainsi, tous les quatre, à se regarder de longues minutes lorque Bill se mit à frissoner sous le contact de ses vêtements glacés avec sa peau.

<< Viens Sab, on va aller rejoindre les blondinets, tu m'as pas l'air de trop bien aller, on va les regarder jouer à leur jeu, dit Georg, brisant par la même occasion le silence opressant.
- Ah...euh...oui, d'accord. >>

Elle se leva, se tenant à deux mains le ventre et marcha le dos courbé aux côtés de Georg jusqu'à ce qu'ils disparaissent dans la salle de jeux. Bill comprenait pourquoi son meilleur ami avait invité Sabina à se retirer, pour lui laisser la chance de connaître sa moitié.

<< Les jours de pluie ça me mine le moral, pas toi ?
- O...o...oui...
- Bill, va te changer ! Seigneur, t'as les lèvres toutes bleues ! >>

Sur ce, Tom se leva d'un bond et empoigna Bill par le bras et courut un instant sous la pluie avec lui pour se rendre au dortoir. Arrivés à destination, il se jeta presque sur sa commode pour en sortir un gros sweat et un jogging épais qu'il lança à Bill. Celui-ci ne bougea pas d'un poil et continua à grelotter.

<< Trop gelé pour retirer tes vêtements ?
- A...af...firmatif...
- Laisse-moi t'aider... >>

Tom s'approcha lentement de son jumeau inconnu et entreprit de lui enlever son t-shirt, le contact fit trembler Bill d'avantage. L'aîné continua son travail et déboutonna le jean de son frère avant de lui retirer pudiquement, le remplaçant immédiatement par le jogging précedemment choisit par nul autre que lui-même. Tom fit glisser son sweat sur la tête de Bill qui paraissait très content d'être au sec et au chaud. Tom entreprit de frictionner le dos de son double.

<< Mon frère et moi avions voulu nous sauver un jour...la nuit, pour ne pas être séparés...et il faisait si froid. J'avais peur, mais ce simple geste venant de sa part m'a totalement réconforté...totalement calmé. J'étais bien, mon frère avait un effet magique sur moi.
- Il...il te manque ton frère ?
- Si tu savais à quel point...si seulement tu savais...
- Tu l'aimais ?
- Je l'aime toujours...j'espère qu'il est bien où il est et j'espère le revoir un jour. C'est mon âme soeur. >>

Bill retint ses larmes, le coeur bondissant dans sa poitrine. Il voudrait tant lui dire, qu'est-ce qui le bloque ? Tom entourait à présent Bill de ses bras, cherchant à le réchauffer.

<< Bill...tu sais pour...le...le...tu sais...hum...le...
- J'attends, fit celui-ci d'un air vexé.
- Le...tu...hum...nous...enfin on...lac...hum...
- Le ? insista le cadet.
- Huh...enfin tu sais ? >>

Bill empoigna son frère par le collet et colla rapidement sa bouche sur la sienne, il l'embrassa tout doucement, sentant chaque petit mouvement. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, Bill resta à proximité de la bouche de son aîné et souffla :

<< Le baiser...c'est ça ?
- Hum...enfin...huh...oui.
- Continue ta phrase maintenant.
- Alors hum...on...hmmm...on fait quoi ? >>

Tom se sentait piégé, il ressentait quelque chose pour ce garçon, ce qui lui était inconnu. Il n'avait jamais aimé, jamais ressenti du désir envers quelqu'un. Ces terribles années sans son frère lui ont coupé toute joie de vivre normalement, c'est grâce à son dévouement envers sa famille que Tom réussit à vivre une assez belle vie. Cet intrus avait donc tout changé ? La vie reprenait un sens, les couleurs réaparaissaient. Bill savait la vérité, pouvaient-ils être ensemble ? Il était déchiré entre son frère et son amant, qui choisir ? Dans un monde où plus rien ne dérange, serait-il tabou d'être amoureux de son propre jumeau ? Personne ne savait, sauf Georg. Personne ne pourrait se douter...il repousserait l'interdit en cette journée. Il s'approcha tendrement de son frère et lui passa une main sur la joue. Tom tremblait, comment réagir à ce genre de caresses ? Il avait si peur.

<< Je tremble aussi Tom, j'ai peur moi aussi. Si tu savais comme tu m'as manqué... sa dernière phrase lancée dans les airs. >>

Bill ne voulait pas le regarder dans les yeux, il savait qu'il le reconnaîtrait. Puis, sa bouche se guida vers celui qu'il aime et l'embrassa de nouveau. Leurs yeux se fermèrent et se remplirent de milliers d'images.

<< Je dis qu'on s'embrasse comme ça tous les jours...
- Et si j'ai envie de te dire ces mots ?
- Tu me les dis et j'y répondrai.
- Et si j'ai envie que tu m'appartiennes ...?
- Je t'ai toujours appartenu...Mi... >>

Le silence s'installa dans toute la pièce, l'électricité qui entourait les jumeaux était plus que survoltée. Puis, de nul part, parmis onze années de noirceur, à travers le temps...

<< Je t'aime Bill. >>

_______________________________________

Bon bon bon ! J'ai pas beaucoup de lecteurs alors les copains, je vous demande une faveur ! Faites de la pub, en masse ! On fait un énooorme matraquage publicitaire pour la Isa qu'on aime et elle sera toute heureuse de poster à temps les prochaines fois, pigé ? =) Alors encore une fois, comment avez-vous trouvé ?

# Postato sabato 19 luglio 2008 21:05

Modificato giovedì 31 luglio 2008 02:05

Engel

<< Aujourd'hui, activités libres !
- YAAAAYYY !
- Comme vous avez été prévenus, ceux qui sont restés au camp la dernière fois vont en ville et vice-versa !
- BOOOUH ! >>

Déjà deux semaines qu'ils étaient enfermés dans ce camp pourri, Tom avec son esprit mélancolique, n'arrêtait pas de bouder tandis que Bill s'acharnait à lui dire qu'il ne restait seulement que deux autres semaines. Mais aujourd'hui, Tom retrouvait son habituel sourire puisqu'ils sortaient en ville, et Bill lui, bah il souriait parce qu'il allait avec son frère en ville ! Les jumeaux, le coeur joyeux, dirent au revoir à leurs quatre amis qui eux, n'avaient rien d'heureux sur leur visage. En entrant dans le bus, Bill s'assit en avant à droite comme à son habitude.

<< Pourquoi tu t'assois en avant quand on est seulement cinq et qu'il y a de la place en arrière ?
- Habitude, à ne pas déranger !
- Ahhh je vois, je peux ? >>

L'aîné pointa la place libre à côté de son éternel confident. Ça faisait une semaine que Bill pesait le pour et le contre dans sa tête, ce qui veut automatiquement dire que les deux frères n'avaient pas reparlé de leur lien spécial. Il acquiesa d'un bref signe de tête et regarda à l'extérieur, attendant impatiemment le vombrissement du moteur du bus. Il appuya sa tête contre la vitre et contempla le ciel d'un air attentionné, recherchant des formes dans les nuages. La journée était grise mais l'air, ni trop chaud, ni trop froid, permettait enfin au cadet de respirer convenablement l'air de sa nouvelle semi-liberté. Puis, le bus se mit en route. Bill se sentit fatigué et se laissa bercer doucement par les vibrations du mécanisme et par la brise venant de la fenêtre ouverte en avant de lui. Ses yeux commencèrent à se fermer quand soudain l'autobus rencontra une bosse sur la route.

<< Aïe putain !
- Gott, ça va Bill ?
- Oui oui...je suis fatigué mais y'a pas moyen de dormir ! dit-il d'un air renfrogné.
- Prends ça... enchaîna Tom, en lui tendant son sweatshirt nouvellement retiré et roulé en boule. >>

Bill accepta le vêtement avec un petit sourire et le posa contre la vitre avant d'y déposer sa tête. Il mit ses écouteurs et plus rien ne pouvait venir le déranger. Ses yeux se refermèrent et une douce chaleur envahit son être, c'est son moment à lui, à lui seul et ça, ça valait tout l'or du monde pour un orphelin...

<< Il...co...commence à faire froid un...un peu... grelotta Tom.
- ...
- B...Bi...ll...
- ... >>

Tom posa comme une plume sa grande main glacée sur le fin poignet de son frère inconnu et celui-ci revint lentement sur Terre.

<< Tom, tu as froid ?
- Je...o...oui...la fenêtre est ouverte...et...et j'ai pas de...veste...tu comprends...? >>

Bill se dépêcha de dérouler le sweatshirt récemment emprunté et couvrit Tom avec, comme une douillette refroidie par la fenêtre.

<< Comme ça c'est mieux ?
- Déjà un peu...merci beaucoup...
- Tom...? demanda timidement le cadet.
- O...oui ?
- Je peux dormir contre ton épaule...?
- Non. >>

Bill se sentit gêné tout à coup de la rudesse avec laquelle Tom avait répondu. Son regard mal à l'aise resta figé quelques secondes dans les yeux de son amant avant que celui-ci n'affiche un sourire triomphant.

<< J'ai mieux ! >>

Il fit signe à Bill de se lever quelques secondes, ce qu'il fit, et il prit son sac, le posa contre la fenêtre tout en posant sa tête dessus, les jambes allongées sur le banc du bus. Il lança le sweatshirt à Bill et lui fit signe de venir s'étendre tout contre lui, les couvrant ainsi tous les deux avec le vêtement en question. Bill entreprit de se coucher sur son frère avec grand soin pour ne pas lui faire mal, retira ses chaussures et finit par s'installer confortablement.

<< T'es bien comme ça ? interrogea Tom.
- Oui merci, et toi t'as plus froid ?
- Au contraire... >>

Gêné, Bill remit ses écouteurs et se laissa définitivement bercer pour le reste du trajet. Son aîné ne tardit pas à le rejoindre dans un sommeil profond.

Ellipse

L'autobus freina brusquement arrachant les jumeaux à leurs rêves respectifs.

<< Bien reposé Bill ?
- Oui, merci ! >>

Ils débarquèrent, sacs sur épaules et respirèrent un air familier, celui de la ville.

<< Tu veux faire quoi ?
- Bah personnellement j'en ai aucune idée... répondit Bill.
- Tu veux aller t'acheter quelque chose...je sais pas moi ?
- À bien y penser, des clopes ce serait bien !
- Tu fumes ?
- Mauvaises habitudes prisent en famille d'accueuil ! >>

Les garçons se dirigèrent vers la première tabathèque venue puis achetèrent un paquet de cigarettes pour Bill.

<< Bon, maintenant qu'on a écoulé un premier quinze minutes, on fait quoi ? s'acharna Tom.
- Je veuuux...je sais pas moi ! >>

Le regard de l'aîné s'illumina tout à coup à la vue d'un grand magasin coloré.

<< Un magasin Docteur Toutou ! On va faire une peluche !
- Euh, Tom, hallo, t'as dix-sept ans là !
- Rooo...pour ma mère, et puis ce peut être marrant je dis !
- Va pour la peluche ! >>

Les clônes se dirigèrent vers le magasin et le coeur de Bill s'emplit de joie en constatant qu'il était rempli d'enfants.

<< Booonjooour ! Je suis Docteur Toutou et voici mon assistant Boubou ! >>

Le Docteur Toutou pointa un gigantesque ours brun, bien sûr, une mascotte !

<< Pauvre gars... soupira Bill, découragé.
- C'est pour une peluche ?
- Nan pour un strip-tease, il charge combien là ton gorille ? marmonna Bill, mille fois plus découragé.
- *Coup de coude* Sois gentil toi.
- Alors ? s'impatienta Docteur Toutou.
- Deux peluches ! abrégea le cadet. >>

La charmante mascotte les accompagna jusqu'à un mur gigantesque où reposait des dizaines de peaux de peluches toutes plus belles les unes que les autres.

Pov Tom

Rooo j'ai tout de suite flashé sur le serpent à lunettes de Soleil et Bill lui s'orienta plus vers le petit pingouin vampire tout choupi avec de grands yeux verts ! Une fois nos peaux choisies, il fallut se diriger vers une grande machine pleine de mousse pour remplir la peluche comme on le désirait.

<< Vous avez le choix de choisir une petite puce que lorsque l'on appuie dessus, votre ami en peluche parle. Nous avons des messages pré-enregistrés si vous le désirez ou vous pouvez l'enregistrer vous même.
- Moi j'en enregistre un ! s'écria Bill, enthousiaste.
- Ah bah moi non, ma maman dormira avec comme je la connais, alors je veux pas qu'elle se réveille parce qu'elle a appuyé accidentellement sur la puce. >>

Bill alla enregistrer dans une petite pièce à côté pendant que je remplissais mon serpent de mousse blanche toute douce. Je le fis jouflu avec un gros ventre moelleux, je veux que ce soit un serpent kawaï, pas une de ces merdes qui vous foutent les jetons !

Ellipse

<< Maintenant, il vous faut remplir l'acte de naissance de votre peluche les amis ! *soupire de Bill face à ce surnom ridicule*
- Parfait, tu l'appelles comment ton vampire-pingouin toi ?
- Hmmm...Sparky, parce que ça fait cool ! Et toi ton ami tu l'appelles comment ? me demanda-t-il en éclatant de rire à l'usage de ce surnom.
- Ernest, parce que ça fait...cool ? >>

On rigola et remplit les actes de naissance, papa, maman, lieu de naissance, lieu de résidence, tuteur, etc.

<< Maintenant que vous avez terminé leurs actes les amis *soupire de Bill, encore*, faut aller voir Docteur Toutou là-bas et faire vacciner vos bébés.
- C'est bon on a comprit !
- Bill, gentil ! D'accord, merci beaucoup Boubba !
- Boubou !
- Ah euh ouais...Boubou... >>

Assit à un ridicule bureau près de la fenêtre, le Docteur Maboule (Toutou ¬¬') nous expliqua qu'on avait droit qu'à un vaccin de notre choix et de faire un voeu pour la vie de notre ami *Bill serrait les poings*.

<< Je le vaccine contre le mal d'aimer, parce que c'est la pire des souffrances ! Et je fais le voeu qu'il ne manque jamais d'affection ! Toi Bill ?
- Je le vaccine contre les familles d'accueuil, parce c'est la pire des souffrances être éloigné de sa famille ! Et je fais le voeu que ce vaccin fonctionne, parce qu'on ne peut vivre aussi longtemps loin de ceux qu'on aime.
- ... >>

Malaise, mon petit frère ressent ça lui aussi ? Je sens la tristesse envahir mes yeux de plus en plus jusqu'à ce que Bou-j'sais-pas-quoi vienne interrompre ce moment.

<< Dernière étape les amis...
- Non mais tu fermes ta gueule avec ton surnom à la con !
- Bill ! Excusez-le Boubby...il...
- BOUBOU ! T'as pas compris le môme ? J'suis pas payé six euros l'heure pour qu'on retienne pas mon putain de surnom ! Alors les copains, choisissez un vêtement pour votre bébé !
- Heu...d'accord...
- Je prends le manteau de cuir là ! s'exclama Bill, avec un énorme sourire.
- Et moi je prends la chemise hawaïenne là ! >>

Après avoir payé, on se fit presque jeter dehors par Bouboule qui avait l'air ravi de nous voir partir. Bill éclata de rire en sortant du magasin, son sourire étant contagieux, je fus pris d'un violent fou rire moi aussi jusqu'à en pleurer.

<< C'était super drôle de voir le gars se ridiculiser en gros costume d'ours brun !
- J'avoue ! Hahaha, j'en ris encore !
- Attends, mais tu pleures ! >>

On continua à rire quand Bill s'approcha de moi en essuyant mes larmes.

<< Conserve ces larmes de bonheur pour la personne que tu aimeras de toutes tes forces et qui t'aimera en retour Tom, c'est ce que me disait toujours Gordon, l'homme chez qui j'ai grandit. >>

Mais c'est toi que j'aime Bill...

Fin pov Tom

Un gargouillement de ventre se fit entendre parmi la cacophonie qui entourait les deux jeunes hommes.

<< Je crois que t'as faim Tom, nan ?
- Un peu...hehe...
- On mange mexicain !
- HAN ?! T'ES LA PREMIÈRE PERSONNE QUE JE RENCONTRE QUI VEUT ALLER MANGER MEXICAIN ! LES AUTRES SE GAVENT DE MACDO !
- Hahaha ! Alors profites-en ! >>

Bill partit le premier vers un petit restaurant mexicain, le El fuego, resto non connu mais qui semblait sympatique. Tom le suivit, traînant Ernest avec lui. En entrant, une charmante musique d'ambiance les accueillit et une dame qui parlait difficilement allemand leur fit un énorme sourire et les escorta vers une petite table pour deux au fond.

<< Che peux fous épporter oune brrrevache messieux ? interrogea en souriant la dame.
- Vous avez des boissons tropicales ?
- Ché des daiquiris sans alcool délicieux.
- Vous avez à la fraise ?
- Oui, che fous en épporte un ?
- Oui merci !
- Moi aussi alors ! dit Tom affichant un sourire poli. >>

La serveuse s'éloigna et ils choisirent leur repas parmi le long menu qui leur était proposé.

<< Je sens que nous allons avoir un agréable repas, ajouta Bill. >>

Ellipse

<< Putain, j'ai la langue en feu Tom ! criait Bill en marchant dans le centre commercial.
- T'aurais pas dû prendre le piment farci aussi !
- Mais c'était booon ! Mais je suis certain que j'ai dépensé une fortune juste en daiquiris !
- Hahaha, c'est pas grave ça va passer.
- Tiens, des toilettes, je veux boire un peu d'eau et constater les dégâts, je suis certain que ma langue a fondu ! >>

Bill poussa presque son frère dans les toilettes et se précipita devant le miroir le plus proche. Il tira la langue, laissant à découvert son piercing. Puis en la remettant à sa place initiale, Bill regarda Tom avec une moue triste et dit d'un air piteux :

<< Elle fait mal...le feu est prit dessus, j'en suis sûr !
- Laisse-moi l'éteindre... >>

Tom s'approcha tendrement de son compagnon puis retira une mèche de cheveux de sur son visage. Cette approche était une question, l'obtention d'une permission quelconque avant de refaire un saut dans le vide. Le sujet était inévitable, Bill sentait son coeur battre dans sa langue depuis une heure, mais là il rebattait à sa place initiale à une vitesse folle.

<< Ne me laisse jamais te repousser Tom... >>

Tom prit la tête de son frère entre ses mains et s'avança lentement vers celui-ci. Bill ferma les yeux, il voulait sentir de nouveau la vague le submerger, l'emporter loin du monde dans lequel il a toujours vécu, il voulait s'évader de nouveau.

<< Laisse-moi voir cette langue que je la guérisse... >>

Bill laissa entrevoir le bout de l'objet convoité à travers deux lèvres déjà humidifiées. Tom y déposa un tout petit baiser, léger comme un atterissage de papillon. Puis, Bill entrouvrit ses lèvres laissant à découvert l'intégrale de son organe buccal que Tom ne tardit pas à caresser avec le sien. Le feu s'apaisait dans la bouche du cadet pour renaître dans ses entrailles. Leurs lèvres se scellèrent dans un baiser amoureux, tendre, timide mais ressenti, partagé.

<< J'ai le droit de le dire maintenant, ou tu vas me faire la gueule encore une semaine ?
- Je t'aime Tom. >>

La réponse prit de court l'aîné, qui s'attendait à une négation quelconque, mais ce fût mieux qu'il n'aurait pu l'espérer.

Ellipse

Autour du feu, comme tous les soirs, la joyeuse bande se racontait leur journée respective avec enthousiasme. On apprit d'ailleurs que Francesca et Gustav sortaient ensemble maintenant, enfin, ils le devinèrent tous puisque Gustav était silencieux ! Les amoureux se firent narguer quelques minutes avant qu'on ne passe à autre chose...

<< Tom n'a jamais eu de copine lui en fait... avoua Sabina, fière d'elle.
- Heu...
- C'est vrai ? demanda Bill, intéressé.
- Oui c'est vrai, je n'ai jamais su pourquoi d'ailleurs.
- J'ai...je sais pas, j'avais pas envie...
- Moi je dis que Tom aime les hommes ! ricana Georg.
- Peut-être, je ne sais pas, j'ai jamais eu de copain ou de copine, comment le savoir ?
- C'est vrai, avoua son interlocuteur. >>

La conversation prit un autre tournant quand Sab décida d'aller se coucher.

<< Bonne nuit tout le monde, elle embrassa Tom sur la joue et lui fit un sourire.
- Bonne nuit, répondirent-ils, tout ensemble. >>

Le feu s'éteignit peu à peu au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient, puis les GG's et Francesca quittèrent vers leurs lits eux aussi. Georg adressa un sourire triste à Bill, son meilleur ami devinait tout, même les secrets les plus sombres, les amours interdits entre frères jumeaux. Bill baissa les yeux et se leva sans un mot, se dirigeant vers le lac.

<< Bill...je peux venir ? J'ai pas sommeil.
- Si tu veux oui. >>

Tom se déshabilla en trottinant vers son jumeau qui sautait seul du haut de la falaise à présent. Il plongea à son tour dans l'eau, glacée à cette heure-ci, et se retrouva près de Bill. Sans s'y attendre, il fit le premier pas et l'embrassa. Ce fut un baiser raté puisque le concerné ne participa pas sous l'effet de surprise.

<< Wooo, doucement, t'es pressé ?
- J'avais juste vraiment trop envie, pardon.
- C'est pas grave, murmura Tom. >>

Il s'approcha à son tour de son frère et lui caressa la nuque du bout des doigts.

<< Ça peut sonner con, mais tu sens tellement bon. Ton odeur me rassure, elle me protège, je me sens bien en la sentant, comme si je...je revivais à chaque respiration...
- Je...
- Je peux t'embrasser Bill ?
- Heu... >>

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que de douces lèvres se posèrent sur les siennes, mêlant leurs souffles à leur lien naissant. La langue guérie du cadet perça un chemin à travers la tendre sensation procurée par cet instant pour ajouter un effet plus humain, plus physique au baiser. Leurs deux langues se joignirent à travers les soupires de satisfaction et Bill glissa ses mains le long des épaules de son reflet humain pour agripper ses bras autour de son cou. Le baiser se prolongea dans le bruit des petites vagues et des cigales annonçant une journée chaude le lendemain. Une fois la magie terminée, Bill chuchota :

<< Embrasse-moi encore...
- Non, j'ai mieux. >>

Tom souleva une des jambes de Bill et la déposa sur sa hanche droite, fit de même avec l'autre.

<< Maintenant que tu es collé à moi comme ça, embrasse-moi, souffla Tom. >>

Bill s'exécuta mais aucune douceur ne faisait partie de ses gestes maintenant. Son baiser devenait profond et chaque petit bruit provenant de leurs lèvres les excitaient de plus en plus. Ils soupiraient de plaisir, mais Bill laissa échapper un gémissement dans la bouche de son confident. Tom resserra l'étreinte de son petit frère contre lui pour le sentir encore plus, pour approfondir l'instant. Bill faisait claquer son piercing contre ses dents ce qui provoquait Tom, il l'embrassait à chaque frottement de métal contre cette paroi osseuse.

<< Cette sensation...hmmm... dit rêveusement Bill.
- Quelle est-elle ?
- La frontière entre le monde réel et le paradis...
- Et celle-ci ...? >>

Tom entreprit d'embrasser son jumeau inconnu dans le cou, déposant de légers baisers contre la fine peau de celui-ci, provoquant un frisson à chaque fois. Puis, entendant un gémissement, il fut prit d'un élan et continua sous l'emprise du désir. Sa langue parcourait son cou maintenant, Bill agrippait les épaules de Tom en signe de satisfaction... Tom embrassait cette douce peau comme on embrasse des lèvres à présent. Mais il sentit l'excitation trop forte...il ne voulait pas, pas maintenant, pas comme ça.

<< On...arrête Bill...
- D'accord... >>

Comme s'il avait lu en lui, il se décrocha de Tom et alla s'installer sur la plage de cailloux. L'aîné le rejoignit peu après et ils contemplèrent le ciel.

<< Tu sais Tom...chez moi...je contemplait le plafond en écoutant de la musique...
- Pourquoi le plafond ?
- Parce que jusqu'à aujourd'hui...il n'y avait plus d'étoiles dans mon ciel... >>

Ellipse

Pov Bill

C'est définitif Tom, tu ne sauras jamais que tu es mon frère. Je m'excuse pour ce mensonge, je m'excuse pour la perte de ton jumeau, mais je t'aime, je t'aime maintenant et j'en suis certain. Je le fais pour nous deux, pour que tu continues de me tuer doucement éternellement...

Bill plia soigneusement le mot qu'il venait d'écrire sous la lueur bienveillante de sa lampe de poche, Tom dormait à poing fermé, le sourire aux lèvres. Bill sortit en douce du dortoir et se rendit à la falaise silencieusement. Il sortit son paquet d'allumettes et, sous son regard plein de tendresse, Bill mit feu au papier, il dit adieu à son frère.

<< Bill...on a besoin de parler... dit Georg. >>

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Suspense les amis ! Alors, contents de ce chapitre ? Vos impressions, vos commentaires, je suis toute ouie ! Hehe ^-^

# Postato mercoledì 06 agosto 2008 16:02

Modificato mercoledì 10 settembre 2008 23:31